Réveillon du 31 décembre

Réveillon du 31 décembre à Saint François de Sales, Ouvert à tous

21h Veillée de louange et d’adoration

23h Messe de Marie, Mère de Dieu,

suivie d’un temps festif dans les salles paroissiales

Buffet garni avec ce que chacun apportera.

Contact : Anne Hayot 07 86 74 95 41

Messe du 1er Janvier 10h30 à Sainte Magdeleine

Noël : Le Prince de la Paix

Si Noël, c’est la Paix, la Paix doit passer par nos mains.

Donne la paix à ton voisin…

Si Noël, c’est la Lumière, la Lumière doit fleurir en notre vie.

Marche vers ton frère pour illuminer ses jours.

Si Noël, c’est la Joie, la Joie doit briller sur nos visages.

Souris au monde pour qu’il devienne bonheur.

Si Noël c’est l’Espérance, l’Espérance doit grandir en notre cœur.

Sème l’Espérance au creux de chaque homme.

Si Noël c’est l’Amour, nous devons en être les instruments.

Porte l’Amour à tous les affamés du monde.

 

Texte haïtien

À Noël, le nouveau cri du pape François pour les migrants

Dans son homélie de la nuit de Noël, dimanche 24 décembre à Saint-Pierre, le pape François n’a pas craint de comparer le périple de Marie et Joseph vers Bethléem avec celui de ceux « contraints de quitter leur terre » vers une autre « qui ne les attendait pas, où il n’y avait pas de place pour eux ».

Le pape François lors de la messe de la nuit de Noël, dimanche soir 24 décembre en la basilique Saint-Pierre de Rome.

ZOOM 

Le pape François lors de la messe de la nuit de Noël, dimanche soir 24 décembre en la basilique Saint-Pierre de Rome. / Nicolas Senèze/La Croix

Au cœur de la nuit de Noël, c’est un nouvel appel en faveur de l’accueil des migrants que le pape François a lancé depuis la basilique Saint-Pierre de Rome, dimanche soir 24 décembre.

Revenant en effet une nouvelle fois, dans son homélie, sur le drame des migrants à travers le monde, il n’a pas craint, avec des mots jusqu’ici rarement employés par un pape dans un tel moment, de comparer le périple de Marie et Joseph vers Bethléem avec celui de tous ceux « contraints de quitter leur terre » vers une autre « qui ne les attendait pas, où il n’y avait pas de place pour eux ».

« Survivre aux Hérode de l’heure »

« Marie et Joseph se sont vus obligés de partir. Ils ont dû quitter leurs proches, leur maison, leur terre et se mettre en route », a commencé François pour qui « dans les pas de Joseph et de Marie, (…) nous voyons les traces de familles entières qui, aujourd’hui, se voient obligées de partir. Nous voyons les traces de millions de personnes qui ne choisissent pas de s’en aller mais qui sont obligées de se séparer de leurs proches, sont expulsées de leur terre. »

Des départs « dans beaucoup de cas chargés d’espérance et d’avenir », a reconnu le pape qui a aussi relevé « dans beaucoup d’autres », il « a un seul nom : la survie. Survivre aux Hérode de l’heure qui, pour imposer leur pouvoir et accroître leurs richesses, n’ont aucun problème à verser du sang innocent. »

« La tendresse révolutionnaire de Dieu »

Alors, soudain, dans la lumière rayonnante de la nef de Saint-Pierre, les lumières des villes d’Occident gonflées de consumérisme ont pris « l’obscurité »de Bethléem, « une ville qui n’a ni espace ni place pour l’étranger qui vient de loin, a-t-il relevé, l’obscurité d’une ville en plein mouvement et qui, dans ce cas, semblerait vouloir se construire en tournant le dos aux autres. »

Car c’est bien cette attitude de refus dans nos sociétés qui scandalise François et le pousse, une nouvelle fois à prononcer une de ces homélies où « s’allume la tendresse révolutionnaire de Dieu » et dans laquelle il assume le renversement provoqué par la nuit de Noël.

« Nouvelle créativité sociale »

« Marie et Joseph, pour qui il n’y avait pas de place, sont les premiers à embrasser. Celui qui vient nous donner à tous le document de citoyenneté, a-t-il rappelé. Celui qui, dans sa pauvreté et dans sa petitesse, dénonce et manifeste que le vrai pouvoir et la liberté authentique sont ceux qui honorent et secourent la fragilité du plus faible. »

Invitant alors « à reconnaître Dieu présent dans toutes les situations où nous le croyons absent, (…) dans l’hôte indiscret, bien des fois méconnaissable, qui marche par nos villes, dans nos quartiers, voyageant dans nos autobus, frappant à nos portes », François a exhorté « à une nouvelle créativité sociale ».

« Transformer la force de la peur en force de la charité »

« N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ », a-t-il lancé, citant expressément Jean-Paul II, et appelant à ne pas craindre « de faire l’expérience de nouvelles formes de relation dans lesquelles personne ne doit sentir qu’il n’a pas de place sur cette terre ».

Ce pape qui a plusieurs fois plaidé pour la « prudence » dans l’accueil des étrangers – c’est-à-dire à prendre la mesure de l’effort que chaque nation doit faire pour les migrants – prend en effet bien garde de ne pas la confondre avec la peur.

« Noël, c’est le temps pour transformer la force de la peur en force de la charité, en force pour une nouvelle créativité de la charité », a-t-il insisté, dimanche soir, sachant très bien que ses mots dérangent nombre de catholiques, qu’il cherche néanmoins à convaincre au-delà de leurs peurs.

« Protagonistes de l’hospitalité » de Dieu

Certes, François n’a cité aucun pays. Ni la Pologne, qui aurait pu être interpellée par le « N’ayez pas peur » plusieurs fois répété de Jean-Paul II, ni l’Italie en plein débat sur le droit du sol, ni même la France qui s’interroge sur le tri des migrants n’ont pu se sentir visées.

À LIRE : Mgr Pontier : « La France peut et doit faire plus pour l’accueil des migrants »

Dans cette homélie résolument « politique », c’est en effet tout un chacun qui était interpellé, pour « être des sentinelles pour beaucoup de personnes qui ont cédé sous le poids du désespoir qui naît du fait de trouver fermées de nombreuses portes » et devenir « protagonistes de l’hospitalité » de Dieu.

« Que ta tendresse réveille notre sensibilité »

« Petit Enfant de Bethléem, nous te demandons que tes pleurs nous réveillent de notre indifférence, ouvrent nos yeux devant celui qui souffre, a conclu le pape. Que ta tendresse réveille notre sensibilité et fasse que nous nous sentions invités à te reconnaître dans tous ceux qui arrivent dans nos villes, dans nos histoires, dans nos vies. Que ta tendresse révolutionnaire nous amène à nous sentir invités à prendre en charge l’espérance et la tendresse des nôtres. »

Car, toute politique qu’elle soit, la révolution à laquelle invite François est bien à faire d’abord en soi-même.

Mon Dieu, qui dormez, faible dans mes bras

 Mon Dieu, qui dormez, faible entre mes bras,

mon enfant tout chaud sur mon cœur qui bat,

j’adore en mes mains et berce, étonnée,

la merveille, ô Dieu, que vous m’avez donnée.

 

De bouche, ô mon Dieu, vous n’en aviez pas

pour parler aux gens perdus d’ici-bas ;

ta bouche de lait vers mon sein tournée,

ô mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

 

De main, ô mon Dieu, vous n’en aviez pas

pour guérir du doigt leurs pauvres corps las ;

ta main, bouton clos, rose encore gênée,

ô mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

 

De chair, ô mon Dieu, vous n’en aviez pas

Pour rompre avec eux le pain du repas;

ta chair de printemps de moi façonnée,

ô mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

 

Marie-Noël

Prière à la créche

 

 

Comment peux-tu ?

Comment, toi Dieu, qui es si grand, peux-tu soudain être un si petit enfant ?

Comment, toi Dieu, qui es à l’infini peux-tu être aussi proche de moi qu’un nouveau-né qu’on berce dans ses bras ?

Comment, toi Dieu, qui es mon Père peux-tu soudain être mon frère ?

Comment, toi Dieu, qui es Dieu peux-tu soudain être un homme ?

J’ai beaucoup retourné ces questions dans ma tête sans jamais y trouver de réponse.

Je ne saurais donc jamais comment…

Mais à Noël au lieu de me dire comment, mon cœur m’a dit pourquoi.

Il m’a dit : il n’y a que l’Amour !

Amen !

 

Père Jean Debruynne

Noël bientôt

Si tu ne penses d’abord qu’à lorgner les vitrines pour savoir ce que tu vas acheter pour tes gosses, alors Noël c’est râpé.

Si tu succombes au désir de tes mômes qui veulent une voiture de police, une mitraillette en plastique et la panoplie complète du para, Noël c’est râpé.

Si tu as déjà acheté le Petit Jésus en sucre et ses parents en chocolat sans oublier un seul de ses bestiaux en caramel de la crèche, Noël c’est râpé.

Si tu commences à dresser la liste des gens à inviter en prenant soin d’exclure les chiants, les emmerdeurs, ceux et celles qui vont troubler la fête tranquille, Noël c’est râpé.

Si tu ne prends pas le temps de méditer durant cet Avent le merveilleux mystère de la nuit de Noël, la pauvreté de l’enfant Jésus, le dénuement absolu des immigrés qui sont ses parents, Noël c’est râpé.

Mais si tu lorgnes déjà le jeune couple de chômeur de ton immeuble qui, sans toi fêterait cette nuit là dans un peu plus de détresse et de solitude, alors Noël c’est gagné.

Si tu n’attends pas pour dire à l’ancienne qui vit seule, un mois à l’avance qu’elle sera ton invitée pour qu’elle savoure d’avance durant un mois ces quelques heures où elle sera reine alors Noël c’est gagné.

Si tu prends la peine de réfléchir à ce mystère d’amour et de pauvreté qui, au cours des âges, a été défloré, foulé au pied et travesti en fête égoïste, fête de beuverie et de gueuleton alors Noël c’est gagné.

Si tu continues dans l’année qui vient à vivre ce mystère en pensant que le partage c’est pas seulement l’affaire d’une nuit, alors Noël illuminera toute ton année.

 

Père Guy Gilbert