9ème jour en Terre Sainte

MERCREDI 31 OCTOBRE :

le don précieux de la résurrection

 

AvecAmanda G /Patrice R /Cécile P / Eugène V

– Jérusalem. Messe matinale au Saint Sépulcre :Lieu Saint de la mort (Golgotha et tombeau) et de la Résurrection (Anastasis) du Christ.

– La Nouvelle ville, les musées d’Israël : Le Musée du Livre avec les rouleaux de la mer Morte.

Déjeuner – Libre.

Temps libre à Jérusalem. Dîner et nuit – Jérusalem.

Sœurs de Béthanie – Bethany, Shayyah Street – JERUSALEM

 

Présentation de la journée et mise en route

 

TEXTES DE REFLEXION – ROBERT THOMAS

 

  • Quels moyens m’aident à entrer dans la contemplation ?
  • Un texte, une image, un paysage, une fleur, un sourire d’enfant.
  • Qu’est-ce que je peux trouver dans mon quotidien ?

 

  • Quelle est la partie de ma vie qui a besoin de la lumière de la Résurrection ?
  • Quelle relation a besoin de renaître de ses cendres ?
  • Comment la lumière de la Résurrection vient me toucher par mes frères dans le plus profond de ma vie ?

 

Textes pour le chemin

 

DAN ALLENDER – Les pages d’une vie  + le sens de la priere

La prière est un dialogue, une interaction humaine et divine dans laquelle l’être humain va à la rencontre de Dieu comme un fils ou une fille dont la présence est bienvenue et attendue. La prière commence avec la conviction que le Dieu infini et omniscient connaît toute pensée et toute intention du cœur avant même qu’elles ne soient conçues ou exprimées. La prière n’a pas pour but d’informer Dieu. Elle nous met en sa présence et l’invite dans notre vie. La prière engage par les mots qui sont prononcés.

 

Textes de la messe Jn 13,14-17Psaume 9Mt 24, 3-14

Chant : criez de joie, Christ est ressuscité !

 

8ème jour en Terre sainte

MARDI 30 OCTOBRE :

Jérusalem, la ville sainte des trois religions          De même chair et de même sang que le Christ

 

Avec Elisabeth et Guy  M / Antonine et Jean Ad/ Audrey A

Jérusalem dans ses remparts : Le Mur Occidental («des lamentations»), seul vestige du second Temple accessible aux Juifs. L’Esplanade du Temple (ou des Mosquées Haram al-Sharif) : Carrefour des trois monothéismes : Rocher de la

Fondation, Mont du Temple, Dôme du Rocher (vue extérieure des mosquées fermées à la visite) L’église Sainte-Anne de Bethesda : Maison d’Anne et Joachim, bassin probatique, guérison du paralytique (territoire français).

Déjeuner – Restaurant.

De même chair et de même sang que le Christ

Le Mont Sion : Le Cénacle : Sainte Cène et Pentecôte « Cénacle franciscain » : Couvent Saint François ad Coenaculum dans l’attente de la résolution statutaire du Cénacle. Saint Pierre en Gallicante : Grotte pour évoquer la condamnation de Jésus et les reniements de Pierre.

Messe.

Chemin de Croix de la Citadelle au Saint- Sépulcre, nouvel itinéraire. Temps personnel et prière individuelle

Possibilité de rencontre. Dîner et nuit – Jérusalem.

Sœurs de Béthanie – Bethany, Shayyah Street – JERUSALEM

Présentation de la journée et mise en route

 

  • Du temple de pierre au temple spirituel : Quel est notre Temple? Où est-il ? Où sont nos autels ?
  • La rencontre des autres religions : quel dialogue? Quels points de rencontres possibles ? Quelles prières possibles ? Jusqu’où va notre tolérance ? Et entre chrétiens : comment surmonter nos divisions ? Que signifie Eglise universelle ?
  • Se laisser guérir: « veux-tu être guéri ? »

Textes pour le chemin

Le Temple

  • La présentation de Jésus au Temple, le cantique de Syméon : Lc2, 22-32
  • Jésus enfant parmi les docteurs de la loi : Lc2, 41-50
  • Les marchands du Temple : Jn2, 13-22

 

Jérusalem, carrefour des religions

  • Gn12 : la vocation d’Abraham
  • Gn15 : les promesses et l’alliance divine

Le bassin probatique : « veux-tu être guéri ? » Jn5, 1-30.

Le Cénacle

  • Préparatifs du repas pascal : Mc14, 12-16/ Lc22, 7-13
  • Lavement des pieds : Jn13, 1-17
  • Institution de l’Eucharistie : Mt26, 26-29 / Mc14,22-25/ Lc22, 15-20/ 1Co11, 23-26

 

Commentaires du père Maurice Autané (prêtre du diocèse de Nanterre)  à propos de l’Eucharistie :

 

  • “ Ceci est mon corps ”

Ces mots ont donné lieu à des luttes farouches entre catholiques et protestants : s’agit-il d’un symbole ou d’une réalité ? Ce débat ne se posait pas au temps de Jésus : pour le Juif qu’il est, il n’y a pas de distinction entre “ chair ” (sarx) et “ corps ” (sôma). Le corps ou la chair, c’est toute la personne humaine. En disant “ Ceci est mon corps ”, Jésus ne dit pas autre chose que : “ C’est moi tout entier, c’est ma vie ”. Comme le chef de famille, au cours du repas pascal, explique que le pain sans levain est un pain de misère (Dt 16,3), Jésus interprète le pain de ce nouveau repas pascal en l’identifiant à lui-même. Il donne à ses amis, non pas seulement du pain à manger, mais sa propre personne.

 

  • “ Ceci est l’alliance en mon sang ”

Le “ sang de l’alliance ” fait allusion à Exode 24,3-8, où Moïse scelle l’alliance avec Dieu en aspergeant d’abord l’autel puis le peuple avec le sang des animaux sacrifiés. L’alliance nouvelle est née de la vie même de Jésus, vie symbolisée dans le sang versé pour sauver la multitude, l’humanité. Jésus, sur le point d’être mis à mort par ses adversaires, a légué à sa communauté l’eucharistie comme Pâque nouvelle. Ainsi, à ce repas, les disciples expérimentent à la fois la libération – non plus des Égyptiens, mais des forces de mort – et l’avant-goût du banquet du royaume de Dieu, à la fin des temps.

Nous ne connaîtrons jamais les paroles exactes de Jésus au cours de la Cène. Mais nous avons la certitude que ses disciples ont retenu, enseigné et consigné ce qui leur a paru essentiel : le don de Jésus, le don de sa vie par amour. Et ce dont ils doivent faire mémoire, c’est d’une nouvelle présence de Jésus : le Ressuscité a bouleversé leur vie et il continue de transformer le monde à travers l’Église.

 

Chemin de croix

 

Prières

 

L’au-delà est au-dedans(Maurice Zundel)

 

Il s’agit de vaincre la mort aujourd’hui même

Le ciel n’est pas là-bas : il est ici

L’au-delà n’est pas derrière les nuages,

Il est au-dedans

Comme le ciel est ici maintenant,

C’est aujourd’hui que la vie doit s’éterniser,

C’est aujourd’hui que nous sommes appelés

A vaincre la mort, à devenir source et origine,

A recueillir l’histoire, pour qu’elle fasse

A travers nous un nouveau départ.

Aujourd’hui, nous avons à donner

A toute réalité une dimension humaine

Pour que le monde soit habitable,

Digne de nous et digne de Dieu.

 

 

 

 

 

 

Au terme de cette journée(pasteur Dietrich Bonhoeffer)

 

Seigneur Dieu, je te rends grâce

D’avoir mené à terme cette journée

Je te rends grâce d’apaiser mon corps et mon âme

Ta main était sur moi, elle m’a gardée

Pardonne mon manque de foi

Et tout le mal de cette journée

Aide-moi à pardonner à ceux qui m’ont fait du tort

Fais-moi dormir paisiblement sous ta garde

Et préserve-moi des tentations de la nuit

Je te confie les miens, je te confie cette maison

Je te confie mon corps et mon âme

Que ton nom soit loué

 

DÉCLARATION SUR LES RELATIONS DE L’ÉGLISE AVEC LES RELIGIONS NON CHRÉTIENNES – NOSTRA AETATE

 

  1. Préambule

À notre époque où le genre humain devient de jour en jour plus étroitement uni et où les relations entre les divers peuples se multiplient, l’Église examine plus attentivement quelles sont ses relations avec les religions non chrétiennes. Dans sa tâche de promouvoir l’unité et la charité entre les hommes, et aussi entre les peuples, elle examine ici d’abord ce que les hommes ont en commun et qui les pousse à vivre ensemble leur destinée.

Tous les peuples forment, en effet, une seule communauté ; ils ont une seule origine, puisque Dieu a fait habiter tout le genre humain sur toute la face de la terre [1] ; ils ont aussi une seule fin dernière, Dieu, dont la providence, les témoignages de bonté et les desseins de salut s’étendent à tous [2], jusqu’à ce que les élus soient réunis dans la Cité sainte, que la gloire de Dieu illuminera et où tous les peuples marcheront à sa lumière [3].

Les hommes attendent des diverses religions la réponse aux énigmes cachées de la condition humaine, qui, hier comme aujourd’hui, agitent profondément le cœur humain : Qu’est-ce que l’homme? Quel est le sens et le but de la vie? Qu’est-ce que le bien et qu’est-ce que le péché? Quels sont l’origine et le but de la souffrance? Quelle est la voie pour parvenir au vrai bonheur? Qu’est-ce que la mort, le jugement et la rétribution après la mort ? Qu’est-ce enfin que le mystère dernier et ineffable qui embrasse notre existence, d’où nous tirons notre origine et vers lequel nous tendons ?

 

  1. Les diverses religions non chrétiennes

Depuis les temps les plus reculés jusqu’à aujourd’hui, on trouve dans les différents peuples une certaine perception de cette force cachée qui est présente au cours des choses et aux événements de la vie humaine, parfois même une reconnaissance de la Divinité suprême, ou même d’un Père. Cette perception et cette reconnaissance pénètrent leur vie d’un profond sens religieux. Quant aux religions liées au progrès de la culture, elles s’efforcent de répondre aux mêmes questions par des notions plus affinées et par un langage plus élaboré. Ainsi, dans l’hindouisme, les hommes scrutent le mystère divin et l’expriment par la fécondité inépuisable des mythes et par les efforts pénétrants de la philosophie ; ils cherchent la libération des angoisses de notre condition, soit par les formes de la vie ascétique, soit par la méditation profonde, soit par le refuge en Dieu avec amour et confiance. Dans le bouddhisme, selon ses formes variées, l’insuffisance radicale de ce monde changeant est reconnue et on enseigne une voie par laquelle les hommes, avec un cœur dévot et confiant, pourront acquérir l’état de libération parfaite, soit atteindre l’illumination suprême par leurs propres efforts ou par un secours venu d’en haut. De même aussi, les autres religions qu’on trouve de par le monde s’efforcent d’aller, de façons diverses, au-devant de l’inquiétude du cœur humain en proposant des voies, c’est-à-dire des doctrines, des règles de vie et des rites sacrés.

L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. Toutefois, elle annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses [4]. Elle exhorte donc ses fils pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec les adeptes d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socio-culturelles qui se trouvent en eux.

 

  1. La religion musulmane

L’Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre [5], qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s’ils sont cachés, comme s’est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu’ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète ; ils honorent sa Mère virginale, Marie, et parfois même l’invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement, où Dieu rétribuera tous les hommes après les avoir ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l’aumône et le jeûne.

Même si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le saint Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté.

 

  1. La religion juive

Scrutant le mystère de l’Église, le saint Concile rappelle le lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament à la lignée d’Abraham.

L’Église du Christ, en effet, reconnaît que les prémices de sa foi et de son élection se trouvent, selon le mystère divin du salut, chez les patriarches, Moïse et les prophètes. Elle confesse que tous les fidèles du Christ, fils d’Abraham selon la foi [6], sont inclus dans la vocation de ce patriarche, et que le salut de l’Église est mystérieusement préfiguré dans la sortie du peuple élu hors de la terre de servitude. C’est pourquoi l’Église ne peut oublier qu’elle a reçu la révélation de l’Ancien Testament par ce peuple avec lequel Dieu, dans sa miséricorde indicible, a daigné conclure l’antique Alliance, et qu’elle se nourrit de la racine de l’olivier franc sur lequel ont été greffés les rameaux de l’olivier sauvage que sont les Gentils [7]. L’Église croit, en effet, que le Christ, notre paix, a réconcilié les Juifs et les Gentils par sa croix et en lui-même, des deux, a fait un seul [8].

L’Église a toujours devant les yeux les paroles de l’apôtre Paul sur ceux de sa race « à qui appartiennent l’adoption filiale, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses et les patriarches, et de qui est né, selon la chair, le Christ » (Rm 9, 4-5), le Fils de la Vierge Marie. Elle rappelle aussi que les Apôtres, fondements et colonnes de l’Église, sont nés du peuple juif, ainsi qu’un grand nombre des premiers disciples qui annoncèrent au monde l’Évangile du Christ.

Selon le témoignage de l’Écriture Sainte, Jérusalem n’a pas reconnu le temps où elle fut visitée [9] ; les Juifs, en grande partie, n’acceptèrent pas l’Évangile, et même nombreux furent ceux qui s’opposèrent à sa diffusion [10]. Néanmoins, selon l’Apôtre, les Juifs restent encore, à cause de leurs pères, très chers à Dieu, dont les dons et l’appel sont sans repentance [11]. Avec les prophètes et le même Apôtre, l’Église attend le jour, connu de Dieu seul, où tous les peuples invoqueront le Seigneur d’une seule voix et « le serviront sous un même joug » (So 3, 9) [12].

Du fait d’un si grand patrimoine spirituel, commun aux chrétiens et aux Juifs, le saint Concile veut encourager et recommander la connaissance et l’estime mutuelles, qui naîtront surtout d’études bibliques et théologiques, ainsi que d’un dialogue fraternel. Encore que des autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ [13], ce qui a été commis durant sa Passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors, ni aux Juifs de notre temps. S’il est vrai que l’Église est le nouveau Peuple de Dieu, les Juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Écriture. Que tous donc aient soin, dans la catéchèse et la prédication de la Parole de Dieu, de n’enseigner quoi que ce soit qui ne soit conforme à la vérité de l’Évangile et à l’esprit du Christ.

En outre, l’Église, qui réprouve toutes les persécutions contre tous les hommes, quels qu’ils soient, ne pouvant oublier le patrimoine qu’elle a en commun avec les Juifs, et poussée, non pas par des motifs politiques, mais par la charité religieuse de l’Évangile, déplore les haines, les persécutions et les manifestations d’antisémitisme, qui, quels que soient leur époque et leurs auteurs, ont été dirigées contre les Juifs.

D’ailleurs, comme l’Église l’a toujours tenu et comme elle le tient encore, le Christ, en vertu de son immense amour, s’est soumis volontairement à la Passion et à la mort à cause des péchés de tous les hommes et pour que tous les hommes obtiennent le salut. Le devoir de l’Église, dans sa prédication, est donc d’annoncer la croix du Christ comme signe de l’amour universel de Dieu et comme source de toute grâce.

 

  1. La fraternité universelle excluant toute discrimination

Nous ne pouvons invoquer Dieu, Père de tous les hommes, si nous refusons de nous conduire fraternellement envers certains des hommes créés à l’image de Dieu. La relation de l’homme à Dieu le Père et la relation de l’homme à ses frères humains sont tellement liées que l’Écriture dit : « Qui n’aime pas ne connaît pas Dieu » (1 Jn 4, 8). Par là est sapé le fondement de toute théorie ou de toute pratique qui introduit entre homme et homme, entre peuple et peuple, une discrimination en ce qui concerne la dignité humaine et les droits qui en découlent.

L’Église réprouve donc, en tant que contraire à l’esprit du Christ, toute discrimination ou vexation dont sont victimes des hommes en raison de leur race, de leur couleur, de leur condition ou de leur religion. En conséquence, le saint Concile, suivant les traces des saints Apôtres Pierre et Paul, prie ardemment les fidèles du Christ « d’avoir au milieu des nations une belle conduite » (1 P 2, 12), si c’est possible, et de vivre en paix, pour autant qu’il dépend d’eux, avec tous les hommes [14], de manière à être vraiment les fils du Père qui est dans les cieux [15].

Tout l’ensemble et chacun des points qui ont été édictés dans cette déclaration ont plu aux Pères du Concile. Et Nous, en vertu du pouvoir apostolique que Nous tenons du Christ, en union avec les vénérables Pères, Nous les approuvons, arrêtons et décrétons dans le Saint-Esprit, et Nous ordonnons que ce qui a été ainsi établi en Concile soit promulgué pour la gloire de Dieu.

Rome, à Saint-Pierre, le 28 octobre 1965.

 

Textes de la messe

Messe à St Pierre en Gallicante Ro7, 14-20 Psaume 129 : Des profondeurs Seigneur, je crie vers toi Mt26, 57-75 (reniement de Pierre)

Il faut arriver à se désarmer (Patriarche Athénagoras)
Il faut mener la guerre la plus dure contre soi-même.
Il faut arriver à se désarmer.
J’ai mené cette guerre pendant des années, elle a été terrible.
Mais je suis désarmé.
Je n’ai plus peur de rien, car l’amour chasse la peur.
Je suis désarmé de la volonté d’avoir raison,
de me justifier en disqualifiant les autres.
Je ne suis plus sur mes gardes, jalousement crispé sur mes richesses.
J’accueille et je partage.
Je ne tiens pas particulièrement à mes idées, à mes projets.
Si l’on m’en présente de meilleurs,
ou plutôt non, pas meilleurs, mais bons, j’accepte sans regrets.
J’ai renoncé au comparatif.
Ce qui est bon, vrai, réel, est toujours pour moi le meilleur.
C’est pourquoi je n’ai plus peur. Quand on n’a plus rien, on n’a plus peur.
Si l’on se désarme, si l’on se dépossède,
si l’on s’ouvre au Dieu-Homme qui fait toutes choses nouvelles,
alors, Lui, efface le mauvais passé
et nous rend un temps neuf où tout est possible.

 

Paroles de la chanson « Göttingen » par Barbara

 

Bien sûr, ce n’est pas la Seine,
Ce n’est pas le bois de Vincennes,
Mais c’est bien joli tout de même,
A Göttingen, à Göttingen.
Pas de quais et pas de rengaines
Qui se lamentent et qui se traînent,
Mais l’amour y fleurit quand même,
A Göttingen, à Göttingen.
Ils savent mieux que nous, je pense,
L’histoire de nos rois de France,
Herman, Peter, Helga et Hans,
A Göttingen.
Et que personne ne s’offense,
Mais les contes de notre enfance,
« Il était une fois » commencent
A Göttingen.
Bien sûr nous, nous avons la Seine
Et puis notre bois de Vincennes,
Mais Dieu que les roses sont belles
A Göttingen, à Göttingen.
Nous, nous avons nos matins blêmes
Et l’âme grise de Verlaine,
Eux c’est la mélancolie même,
A Göttingen, à Göttingen.
Quand ils ne savent rien nous dire,
Ils restent là à nous sourire
Mais nous les comprenons quand même,
Les enfants blonds de Göttingen.
Et tant pis pour ceux qui s’étonnent
Et que les autres me pardonnent,
Mais les enfants ce sont les mêmes,
A Paris ou à Göttingen.
O faites que jamais ne revienne
Le temps du sang et de la haine
Car il y a des gens que j’aime,
A Göttingen, à Göttingen.
Et lorsque sonnerait l’alarme,
S’il fallait reprendre les armes,
Mon cœur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen.
Mais c’est bien joli tout de même,
A Göttingen, à Göttingen.
Et lorsque sonnerait l’alarme,
S’il fallait reprendre les armes,
Mon coeur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen