Ciné-Rencontre, lundi 3 décembre au Plessis-Robinson

Le film « Marche ou crève » projeté en avant-première le 3 décembre à la Maison des Arts du Plessis-Robinson, suivi d’un échange avec la réalisatrice et les deux actrices principales, qui viennent d’être nommées pour le César du Meilleur Espoir Féminin, après avoir déjà reçu toutes les deux le prix d’Interprétation Féminine au Festival du Film International de Saint-Jean de Luz.

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La Journée Nationale du Secours Catholique – Caritas France a lieu cette année le 18 novembre, c’est-à-dire comme l’an dernier à l’occasion de la Journée mondiale des Pauvres, instituée par le pape François.

Dans son message pour cette journée, le pape invite « à vivre cette Journée Mondiale comme un moment privilégié de nouvelle évangélisation. Les pauvres nous évangélisent, en nous aidant à découvrir chaque jour la beauté de l’Évangile. Ne passons pas à côté de cette occasion de grâce. En ce jour, considérons-nous comme leurs débiteurs. Se tendre la main les uns aux autres, c’est vivre une rencontre de salut qui soutient la foi, rend effective la charité, donne l’espérance pour avancer sur le chemin où le Seigneur vient à notre rencontre. »

En lien avec les communautés chrétiennes, les membres du Secours Catholique travaillent aux œuvres de Miséricorde que Dieu suscite pour que tous puissent vivre dignement. Ce sont souvent des pauvres qui nous font découvrir le cœur miséricordieux du Père. Marqués par les épreuves, ils savent que Dieu les a libérés. Cette Journée mondiale des Pauvres peut être l’occasion de donner aux personnes en précarité toute leur place et une vraie parole dans nos communautés et nos paroisses, en vue d’une « Église pauvre pour les pauvres ». Les équipes de la délégation du Secours Catholique sont prêtes à y aider.

Le troisième dimanche de novembre est le rendez-vous annuel pour la collecte nationale du Secours catholique. En ces temps de grande précarisation pour beaucoup, celui-ci a besoin des dons de tous pour remplir sa mission d’aide et d’accompagnement des plus démunis. En tant que service d’Église, par son savoir-faire, reconnu par les pouvoirs publics, le Secours catholique veut y contribuer. Mais comme baptisé, tout membre de notre Église ne doit-il pas se sentir « secours catholique » ? Merci d’avance pour votre générosité !

+ Jacques Blaquart Évêque d’Orléans Président du Conseil National de la Solidarité et de la Diaconie

 

4 minutes pour « comprendre » la Pauvreté :

 

2 minutes 30 pour « comprendre » les intuitions du secours catholique :

 

 

Les éclaireurs

Journal « La Croix » Martin Steffens

Ce samedi 18 novembre est la Journée mondiale des pauvres. Non pas de la pauvreté qui, si on l’assimile à la misère, doit être éradiquée. Mais de ces femmes et de ces hommes qu’on ne peut éradiquer, parce qu’ils sont des personnes. Aussi le Christ nous dit-il des pauvres que nous en aurons toujours. Mais pourquoi ?

On imagine toujours les pauvres traînant derrière, en queue du peloton des hommes, incapables de prendre le rythme du monde, capables seulement d’en ralentir les progrès. Or les pauvres sont, non pas derrière, mais devant nous. Dans la guerre de l’homme contre lui-même, ils sont en première ligne. Ce sont eux les premiers qui subissent les effets du réchauffement climatique. C’est leur toit qui s’envole quand l’ouragan arrive. Ce sont eux qui, les premiers, payèrent quand la finance américaine joua à la roulette russe. Ce sont leurs enfants qu’on vend quand l’enfant devient un produit commercial. Parce qu’ils sont en première ligne, les pauvres seront aussi ceux à qui profitent les vrais progrès de notre humanité. Quand le vaccin accède à la gratuité, ce sont les plus fragiles qui sont sauvés. Et quand Jésus annonça qu’il n’y a pas d’esclaves sous le ciel de Dieu, l’esclave, et non son maître, a su que quelque chose se passait…

Au-devant de la marche du monde, les pauvres sont l’indicateur des progrès réels de notre humanité. Ce n’est donc pas l’impatience qu’ils devraient inspirer au gros du peloton, mais l’admiration devant leur patience, devant leur capacité à souffrir de ce qui, dans l’avancée du monde, est moins un progrès qu’une marche forcée. Si nous savions écouter les pauvres, ils nous diraient quand nos progrès sont une régression. Par leur vie et à leur corps défendant, les pauvres sont nos éclaireurs.