« Osons la Rencontre » au Bas Clamart

Du Dimanche 26 janvier au dimanche 3 février

La paroisse du Bas Clamart organise une semaine extraordinaire dont nous pouvons profiter : 

  • –  Samedi 26, 16h : Concert d’orgue à St-Joseph,
  • –  Dimanche 27, 17h : Pièce de théâtre Pierre et Mohamed à Jean Arp,
  • –  Lundi 28, 20h30 : Conférence sur l’archéologie à la Crypte de St-Joseph,
  • –  Mardi 29, 20h30 : Rencontre avec Mgr Matthieu Rougé à la Salle Hunebelle,
  • –  Jeudi 31, 20h30 : Film Fortuna au Cinéma Jeanne Moreau,
  • –  Vendredi 1er, 20h30 : Lecture de poésies de Marie Noël à St-Joseph,
  • –  Samedi 2 : Après-midi Familles,

     

     

PARCOURS DE REFUGIES : (2)

« Je m’appelle Amar, je suis originaire du Nord-Soudan, j’ai 27 ans maintenant et il y a déjà 7 ans que j’ai décidé de quitter mon pays, ma famille car il y avait la guerre, l’insécurité, beaucoup de gens mourraient autour de moi, il n’y avait pas de liberté.

Je suis parti car des gens sont venus chez moi et voulaient m’entraîner, je ne voulais pas coopérer avec eux.

Je suis d’abord parti à pieds pendant une semaine jusqu’à Sennar, puis j’ai rejoint Khartoum dans un camion qui livrait des légumes à la ville. Ensuite je suis passé au Darfour et je suis entré en Lybie en tant que berger, je gardais un troupeau de moutons.

Mon séjour en Lybie a duré 5 ans, j’ai gardé les moutons puis fait divers travaux, il me fallait de l’argent pour prendre un bateau.

Je suis allé vers les villes de la côte, pendant 6 mois j’ai eu de l’aide d’un Soudanais qui m’a hébergé. Puis enfin je suis allé à Misratah où on m’a mis dans un petit bateau qui était très chargé, on était 600 et le voyage a duré 4 jours jusqu’à Lampedusa… »

Voici la première partie, la suite ne nous a pas été racontée, Amar réside actuellement à Gennevilliers au foyer Adoma.

Témoignages recueillis par Marie-Thérèse Venzac et Danielle Briffault bénévoles à ADOMA

 

 

Répondre aux préjugés sur les migrations : Petit guide de survie. Ritimo 2017 – 64 pages

Le Musée national de l’histoire de l’immigration, 293 Avenue Daumesnil, 75012 Paris Métro : Porte Dorée

Chemin de croix (Panama) @ Vatican Media

Chemin de croix (Panama) © Vatican Media

Chemin De Croix (Panama) © Vatican Media

« Comme Marie » c’est un leitmotiv de cette méditation sur le Chemin de Croix et Marie debout au pied de la croix, de toutes les croix. Le thème de la JMJ est en effet marial: « Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole », un répons qui a scandé toutes les méditations.

Tout au long des quatorze stations du Chemin de croix, les jeunes de différents pays ont porté la Croix des JMJ donnée par saint Jean-Paul II, et ils ont médité sur les croix et les lumières du monde contemporain, accompagnés dans leur prière par un orchestre – avec des changements de rythmes e de tonalités -, une immense chorale et des chorégraphies sur le grand podium à quatre étages, couronné par des écrans géants pour suivre de loin la Via Crucis: jeunes et discernement des vocations (Honduras), recherche de l’unité et oecuménisme (Cuba), les martyrs (Salvador), les peuples indigènes (Guatemala), protection de l’environnement (Costa Rica), migrants et réfugiés (Venezuela), victimes des désastres naturels (Haïti, en français) les jeunes et l’espérance (Brésil, en portugais), les violences contre les femmes (République dominicaine), réconciliation et paix (Colombie), corruption (Puerto Rico), les mères (Etats-Unis, en anglais),  terrorisme et assassinats (Mexique), les victimes de l’avortement (Nicaragua), et envoi en mission et espérance (Panama).

Le drapeau et le nom des nations et le thème de la station apparaissaient sur les montants du podium.

A chaque fois, la Vierge Marie était invoquée, comme en un pèlerinage marial spirituel sur le continent américain,  sous le vocable du principal sanctuaire de ces nations: Vierge de Suyapa, de la Caridad del Cobre, de la Paz, del Rosario, de los Angeles, de Coromoto,  del Perpetuo Socorro, de Concepcion Aparecida,  del Rosario de Chiquinquirá, de la Divina Providencia, Holy and Immaculate Virgin, Santa e Inmaculada,  de Guadalupe, Inmaculada Concepción et Santa María la Antigua.

Chemin de croix (Panama) @ Vatican Media

Chemin de croix (Panama) @ Vatican Media

Après sa prière, le pape François a donné sa bénédiction : puis il a invité à vivre ce moment en silence, avec Jésus et Marie, mais les jeunes n’ont pas contenu leur enthousiasme, en battant des mains: « Esta es la Juventud del Papa! » Une nouvelle clameur s’est fait entendre au moment du départ de la voiture fermée du pape François.

Plus tôt dans la journée, le pape avait rendu visite aux jeunes d’un centre de détention pour mineurs à Pacora, à 40 km à l’est de la capitale. Il y a présidé une célébration pénitentielle et il a écouté les confessions.

Il a ensuite reçu à la nonciature un groupe de jeunes ayant participé à l’expérience la fondation pontificale pour l’éducation Scholas Occurrentes,  au Panama, au Honduras et en Haïti. Le pape a été ému par la chanson du jeune du Honduras contre le harcèlement à l’école (« bullying »), dont lui-même parle dans sa prière.

Demain, samedi 26 janvier, le pape présidera la consécration de l’autel de la cathédrale-basilique Santa Maria la Antigua et le soir, le pape présidera la grande veillée de la JMJ, en poursuivant son dialogue avec les jeunes du monde.

Voici le texte complet de cette méditation publié en français par le Saint-Siège.

AB

Chemin de croix (Panama) @ Vatican Media

Chemin de croix (Panama) @ Vatican Media

Prière du pape François

Seigneur, Père de miséricorde, sur cette Bande Côtière, aux côtés d’un grand nombre de jeunes venus du monde entier, nous avons accompagné ton Fils sur le chemin de la croix ; ce chemin qu’il a voulu parcourir pour nous montrer combien tu nous aimes et à quel point tu es engagé pour nos vies.

Le chemin de Jésus vers le Calvaire est un chemin de souffrance et de solitude qui se poursuit de nos jours. Il marche et il souffre en tant de visages qui souffrent de l’indifférence satisfaite et anesthésiante de notre société qui consomme et se consume, qui ignore et néglige la douleur de ses frères.

Nous aussi, tes amis Seigneur, nous nous laissons prendre par l’indifférence et l’immobilisme. Les fois ne manquent pas où le conformisme nous a gagnés et nous a paralysés. Il a été difficile de te reconnaître dans le frère souffrant : nous avons détourné le regard, pour ne pas le voir ; nous avons trouvé refuge dans le bruit, pour ne pas l’entendre ; nous avons fermé la bouche, pour ne pas crier.

Toujours la même tentation. Il est plus facile et plus « payant » d’être amis dans les victoires et dans la gloire, dans le succès et sous les applaudissements ; il est plus facile d’être proche de celui qui est considéré comme populaire et vainqueur.

Comme il est facile de tomber dans la culture du bullying, du harcèlement et de l’intimidation.

Pour toi ce n’est pas comme ça Seigneur, sur la croix tu t’identifies à toutes les souffrances, à tous ceux qui se sentent oubliés.

Pour toi ce n’est pas ainsi Seigneur, tu as voulu embrasser tous ceux que nous considérons souvent ne pas être dignes d’une embrassade, d’une caresse, d’une bénédiction ; ou, plus grave encore, ceux dont nous ne réalisons pas qu’ils en ont besoin.

Pour toi ce n’est pas ainsi Seigneur, sur la croix tu rejoins le chemin de croix de chaque jeune, de chaque situation pour la transformer en chemin de résurrection.

Père, aujourd’hui le chemin de croix de ton Fils se prolonge :

dans le cri étouffé des enfants que l’on empêche de naître, de tant d’autres qui se voient refuser le droit d’avoir une enfance, une famille, une éducation ; des enfants qui ne peuvent pas jouer, chanter, rêver…

dans les femmes maltraitées, exploitées et abandonnées, dépossédées et niées dans leur dignité;

dans les yeux tristes des jeunes qui voient leurs espérances d’avenir confisquées par le manque d’éducation et de travail digne ;

dans la détresse des visages de jeunes, nos amis qui tombent dans les réseaux de personnes sans scrupules – et parmi elles se trouvent également des personnes qui disent te servir, Seigneur – réseaux d’exploitation, de criminalité et d’abus, qui se nourrissent de leurs vies.

Le chemin de croix de ton Fils se prolonge dans de nombreux jeunes et de nombreuses familles qui, engloutis par une spirale de mort à cause de la drogue, de l’alcool, de la prostitution et du trafic, sont privés non seulement d’avenir mais aussi de présent. Et, comme ont été partagés tes vêtements, Seigneur, leur dignité s’est retrouvé éparpillée et maltraitée.

Le chemin de croix de ton Fils se prolonge dans les jeunes aux visages renfrognés qui ont perdu la capacité de rêver, de créer et d’inventer les lendemains et qui « prennent leur retraite » avec l’ennui de la résignation et le conformisme, une des drogues les plus consommées de notre temps.

Il se prolonge dans la souffrance cachée et révoltante de ceux qui, au lieu de la solidarité de la part d’une société d’abondance, trouvent le rejet, la douleur et la misère, et en plus sont identifiés et traités comme les porteurs et les responsables de tout le mal social.

Il se prolonge dans la solitude résignée des personnes âgées, abandonnées et rejetées.

Il se prolonge dans les peuples autochtones, que l’on prive de leurs terres, de leurs racines et de leur culture, en réduisant au silence et en éteignant toute la sagesse qu’ils pourraient apporter.

Le chemin de croix de ton Fils se prolonge dans le cri de notre mère la terre, qui est blessée dans ses entrailles par la pollution de son ciel, par la stérilité de ses champs, par la saleté de ses eaux, et qui se voit bafouée par l’indifférence et la consommation effrénée qui dépasse toute raison.

Il se prolonge dans une société qui a perdu la capacité de pleurer et de s’émouvoir face à la souffrance.

Oui, Père, Jésus continue à marcher, portant tous ces visages et souffrant en eux, tandis que le monde, indifférent, consomme le drame de sa propre frivolité.

Et nous, Seigneur, que faisons-nous ? Comment réagissons-nous devant Jésus qui souffre, qui marche, qui émigre sur le visage de tant de nos amis, de tant d’étrangers que nous avons appris à rendre invisibles.

Et nous, Père de miséricorde,

Consolons-nous et accompagnons-nous le Seigneur, abandonné et souffrant, dans les plus petits et les plus délaissés ?

L’aidons-nous à porter le poids de la croix, comme le Cyrénéen, en étant acteurs de paix, créateurs d’alliances, ferments de fraternité ?

Restons-nous au pied de la croix comme Marie ?

Contemplons Marie, femme forte. D’elle nous voulons apprendre à rester debout à côté de la croix. Avec la même détermination et le même courage, sans dérobades et sans illusions. Elle a su accompagner la souffrance de son Fils, ton Fils ; le soutenir dans le regard et le protéger avec le cœur. Douleur qu’elle a subie, mais qui ne lui a pas fait baisser les bras. Elle a été la femme forte du « oui », qui soutient et accompagne, protège et prend dans ses bras. Elle est la grande gardienne de l’espérance.

Nous aussi, nous voulons être une Eglise qui soutient et qui accompagne, qui sait dire : « Je suis ici ! » dans la vie et dans les croix de tant de christs qui marchent à nos côtés.

De Marie nous apprenons à dire « oui » à la patience endurante et constante de tant de mères, de pères, de grands-parents qui n’arrêtent pas de soutenir et d’accompagner leurs enfants et leurs petits-enfants quand « ils ne vont pas dans la bonne direction ».

D’elle nous apprenons à dire « oui » à la patience obstinée et à la créativité de ceux qui ne sont pas affaiblis et qui recommencent dans des situations où il semble que tout est perdu, en cherchant à créer des espaces, des foyers, des centres d’attention qui soient une main tendue dans la difficulté.

En Marie nous apprenons la force de dire « oui » à ceux qui ne se sont pas tus et qui ne se taisent pas face à une culture de la maltraitance et de l’abus, du dénigrement et de l’agression et qui travaillent pour offrir des possibilités et des conditions de sécurité et de protection.

En Marie nous apprenons à recevoir et à accueillir tous ceux qui ont souffert de l’abandon, qui ont dû quitter ou perdre leur terre, leurs racines, leurs familles et leur travail.

Comme Marie nous voulons être l’Eglise qui favorise une culture qui sait accueillir, protéger, promouvoir et intégrer ; qui ne stigmatise pas et surtout qui ne généralise pas, par la condamnation la plus absurde et la plus irresponsable, en identifiant tout migrant comme porteur de mal social.

D’elle nous voulons apprendre à rester debout à côté de la croix, non pas avec un cœur blindé et fermé, mais avec un cœur qui sait accompagner, qui connaît la tendresse et le dévouement ; qui comprend ce qu’est la miséricorde en abordant avec révérence, délicatesse et compréhension. Nous voulons être une Eglise de la mémoire qui respecte et valorise les anciens et qui défend leur place comme gardiens de nos racines.

Comme Marie nous voulons apprendre à « être là ».

Enseigne-nous Seigneur à être présent au pied de la croix, au pied des croix ; réveille cette nuit nos yeux, notre cœur ; sauve-nous de la paralysie et de la confusion, de la peur et du désespoir. Apprends-nous à dire : ici je suis avec ton Fils, avec Marie et avec tant de disciples aimés qui veulent accueillir ton Règne dans leur cœur.

[Texte original: Espagnol]

© Librairie éditrice du Vatican

Chemin de croix (Panama) © Vatican Media

Chemin de croix (Panama) © Vatican Media

 

 

PARCOURS DE REFUGIES : (1)

 

Demander des témoignages aux personnes accompagnées n’est pas chose facile, il y a la difficulté de la langue pour beaucoup, également le rappel des douleurs vécues… et beaucoup d’inconnus qui nous dépassent, alors nous ne transmettons que ce que nous avons reçu…

« Je m’appelle Gxxx, j’ai 23 ans, j’ai dû quitter mon pays l’Afghanistan en raison de la guerre, du manque de liberté, des tortures et des massacres.

Les Talibans sont venus dans ma famille, ils ont torturé mon père et l’ont tué devant nous, puis ils ont tué deux de mes frères. Alors ma mère craignant pour ma vie, m’a demandé de partir, c’est ce que j’ai fait mais ils m’ont rattrapé et torturé en me laissant pour mort.

On m’a soigné, et j’ai quitté mon pays, il m’a fallu 2 ans pour arriver en France. J’ai suivi le parcours de beaucoup de mes concitoyens : Iran, Turquie, Grèce, Autriche, Allemagne, dans plusieurs de ces pays j’ai travaillé quelques mois avant de continuer mon parcours.

Je suis arrivé en France en 2017, j’ai d’abord vécu sous une tente dans la rue pendant 3 mois, puis à la porte de la Chapelle, ensuite au foyer Adoma de Clichy, et maintenant à Adoma Gennevilliers depuis le 5 avril.
J’ai commencé à apprendre le français, et je désire continuer, j’aurai bientôt la possibilité de suivre des cours d’un niveau supérieur. »


Matthieu Rougé, L’Eglise n’a pas dit son dernier mot – (suite)

Petit traité d’antidéfaitisme catholique (Paris, Robert Laffont, 2014, 264 p.)

« Benoît XVI n’est pas passé à côté de ce rapport contradictoire et en un sens pathologique à la vérité en interrogeant constamment le relativisme contemporain. L’homélie remarquée qu’il prononça quelques heures avant son élection au siège de Pierre, juste avant l’entrée en conclave, va jusqu’à évoquer une ‘‘dictature du relativisme’’ : ‘’Combien de vents de la doctrine avons-nous connus au cours des dernières décennies, combien de courants idéologiques, combien de modes de la pensée…’’ Reprenant l’image évangélique du bateau dans la tempête, le futur pape poursuit : ‘’ la petite barque de la pensée de nombreux chrétiens a été souvent ballotée par ces vagues, jetée d’un extrême à l’autre: du marxisme au libéralisme, jusqu’au libertinisme; du collectivisme à l’individualisme radical ; de l’athéisme à un vague mysticisme religieux ; de l’agnosticisme au syncrétisme et ainsi de suite. Chaque jour naissent de nouvelles sectes et se réalise ce que dit saint Paul à propos de l’imposture des hommes, de l’astuce qui tend à les induire en erreur (Ephésiens 4, 14). ‘’ Par contraste avec ce tourbillon d’opinions, ‘’posséder une foi claire, selon le Credo de l’Eglise, est souvent défini comme du fondamentalisme. Tandis que le relativisme, c’est-à-dire se laisser entraîner ‘à tout vent de la doctrine’, apparaît comme l’unique attitude à la hauteur de l’époque actuelle. L’on est en train de mettre sur pied une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et qui donne comme mesure ultime uniquement son propre ego et ses désirs’’.

S’il faut choisir entre deux maux – -entre deux ‘’dictatures ‘’ -, le fondamentalisme et le relativisme, ne fait-il pas opter pour le moindre, c’est-à-dire, estimeront spontanément beaucoup, le relativisme ? c’est en rester à un diagnostique superficiel de raisonner ainsi. Dans un texte assez ancien – il date de 1962 -, le jeune Joseph Ratzinger précisait déjà son analyse du relativisme. Il s’agit d’un discours écrit pour le cardinal Frings, archevêque de Munich, dont le futur Benoît XVI fut l’expert attitré durant le concile Vatican II, et dont le bienheureux pape Jean XXIII estima qu’il résumait remarquablement son projet pour l’évènement conciliaire. ‘’Il ne faut pas s’y tromper, affirme le cardinal grâce à la plume de son théologien de service : le relativisme ne doit pas être en tous points quelque chose de mauvais. S’il conduit à reconnaître la relativité de toutes les formes de civilisation humaine, et donc à une modestie réciproque où personne n’attribue un caractère absolu à son héritage humain et historique, il peut contribuer à une meilleure compréhension entre les hommes et à supprimer des barrières. En aidant à reconnaître le caractère relatif et changeant des formes et créations purement humaines, il peut contribuer à libérer ce qui est vraiment absolu de l’emprise de ce qui n’a que les apparences de l’absolu et à le faire apparaître clairement dans sa vraie pureté. ‘’ Une forme ou une dose de relativisme peut donc, au regard même de celui qui en fut le contradicteur emblématique, posséder une vertu thérapeutique. » (pp 129-131)

Et n’oubliez pas :

Rencontre avec notre évêque : mardi 29 janvier à 20h30, salle Hunebelle de Clamart

Accueillir

LE CENTRE HUMANITAIRE DE LA CHAPELLE, UN LIEU UNIQUE A PARIS… ET EN FRANCE

Fondé en novembre 2016 et équipé de 400 places d’hébergement, ce lieu a été conçu notamment dans le but de mettre fin aux réapparitions incessantes de campements indignes dans la capitale.

A l’intérieur de ce lieu d’accueil humanitaire, géré par l’association Emmaüs solidarité, les conditions semblent bonnes. Conçu pour accueillir les primo-arrivants, ce centre comprend, tout d’abord, un « pôle accueil » implanté dans la « bulle », une vaste structure gonflable. C’est là que les réfugiés reçoivent les premières informations sur leurs droits par des équipes de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII).

Après leur passage par « la bulle », les migrants peuvent se rendre au « pôle santé » où se trouvent les équipes médicales du Samu Social de Paris.

Le dernier espace majeur de ce lieu d’accueil est une halle de 10.000 m2, sur deux niveaux, en capacité d’héberger 400 hommes isolés. Chacun a à sa disposition un lit et une armoire. Les publics plus vulnérables (familles, femmes enceintes et isolées) sont, pour leur part, accueillis à Ivry-sur-Seine, en banlieue parisienne. Sous la halle, les occupants se voient proposer de nouveaux vêtements et peuvent également laver leur linge au sein de la laverie.

Un lieu d’accueil déjà saturé

Sur ces sites, les réfugiés sont censés n’être hébergés que cinq à dix jours puis être orientés vers d’autres lieux, selon leur situation : centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA), centre d’accueil ou d’orientation (CAO), CHU migrants (centre d’hébergement d’urgence), plateforme nationale des réfugiés. Durant leur séjour, ils ont une obligation : se rendre au centre d’examen de situation administrative (CESA).

La CIMADE alerte : « Au fur et à mesure, ce centre a été utilisé par le ministère de l’Intérieur pour trier les réfugiés.
Lorsque ces hommes et ces femmes se trouvent dans des structures d’hébergement temporaires, ils peuvent être assignés à résidence dans le premier pays au sein duquel ils ont posé les pieds en Europe comme l’Italie ou la Grèce, déjà débordés par l’afflux de réfugiés. »

Selon les accords de Dublin, ces migrants sont dit « Dublinés ».

Une manière aussi pour les exilés de reprendre confiance en eux, en nommant leurs difficultés ou leur tristesse, et en partageant leur joie et leurs espoirs.

À l’instar du Syrien Yazan Al-Obed, dont le poème intitulé Courir parmi les arbres a été publié dans l’hebdomadaire la Vie.

En voici des extraits :

« Quand le rêve arrivera,
je lui laisserai la porte ouverte.
Il est temps pour moi d’aimer le monde et de me sauver. Je traverserai les passages verts,
dessinés par mes mains.
Sa chaleur, si elle se penche un peu,
se reposera sur mes épaules,
se promènera comme une abeille (…).
Je ne veux pas perdre le goût de l’odeur du bois vivant, ce chemin fait partie de moi.
La forêt porte le parfum des foyers. (…)
C’est pourquoi je veux garder mon visage enfoui
pour ne pas perdre ces passions ni ces folies
Qui de nouveau, éclabousse le ciel blanc. »