Premier jour de la neuvaine « Esprit Saint »

Demandons au Seigneur l’Esprit Saint qui nous enseignera toutes choses

Lecture du Livre d’Isaïe 11, 1-10

Parole du Seigneur Dieu. Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur qui lui inspirera la crainte du Seigneur.

Il n’y a qu’une chose à demander au Seigneur, une seule qui englobe tout, c’est l’Esprit Saint ! Demandez le Saint-Esprit et il vous sera donné. Faut-il encore avoir envie de le demander, car c’est peut-être le plus difficile ! Pour avoir envie de demander l’Esprit Saint, il faut découvrir que nous en avons besoin. Pour mener notre vie, il faut quelqu’un qui nous guide, qui nous guide inlassablement.

Demandez le Saint-Esprit, vous avez toutes les chances de ne pas vous tromper. On peut tout demander au Seigneur, tout absolument tout et il peut tout donner ; mais ce qu’il veut nous donner finalement, ce sont les dons de l’Esprit. Il veut que nous soyons des êtres habités par l’Esprit, il veut que nous participions à l’amour qu’il y a entre le Père et le Fils. Nous devons le demander humblement, pauvrement. Ne vous étonnez pas d’être pauvres, nous sommes tous pauvres. Ne vous étonnez pas non plus de ne pas avoir de magnifiques idées. L’amour n’a pas de belles idées : il aime, cela n’est pas pareil.

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs, et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. Viens en nous, Père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs. Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur. Dans le labeur, le repos; dans la fièvre, la fraîcheur; dans les pleurs, le réconfort. Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles. Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti. Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé. À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient, donne tes sept dons sacrés. Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen.

Aujourdhui, nous fêtons la visitation : Deux femmes se rencontrent, Marie et Élisabeh. Apprenons d’elles. Méditons. Prenons le temps de méditer et de vivre des visitations quand nous nous rencontrons.

« Témoins dans l’Esprit »

Benoît XVI

Nous sommes les fruits de la mission de l’Église par l’action de l’Esprit Saint. Nous portons en nous le sceau de l’amour du Père en Jésus Christ qu’est l’Esprit Saint. Ne l’oublions jamais. Aujourd’hui encore l’Esprit Saint continue à agir avec puissance dans l’Église et ses fruits sont abondants dans la mesure où nous sommes disposés à nous ouvrir à sa force rénovatrice. C’est pour- quoi il est important que chacun de nous le connaisse, qu’il entre en relation avec lui et qu’il se laisse guider par lui.

Mais à ce point, une question surgit naturelle- ment : « Qui est l’Esprit Saint pour moi ? » Dans la profession de foi, nous proclamons : « Je crois en l’Esprit Saint, qui est le Seigneur et qui donne la vie ; il procède Père et du Fils. »

Oui, l’Esprit Saint, esprit d’amour du Père et du Fils, est source de vie qui nous sanctifie, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné (Rm 5,5). Cependant, il ne suffit pas de le connaître ; il faut l’accueillir comme le guide de nos âmes, comme le « Maître intérieur », qui nous introduit dans le mystère trinitaire, parce que lui seul peut nous ouvrir à la foi et nous permettre d’en vivre chaque jour en plénitude. C’est lui qui nous pousse vers les autres, allumant en nous le feu de l ‘amour, et qui nous rend missionnaires de la charité de Dieu.

Une « neuvaine » à l’Esprit Saint

La neuvaine à l’Esprit Saint est la plus ancienne neuvaine dans l’Eglise.

Jésus lui-même l’a demandé : « Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche. » (Actes 1, 4). Quand Jésus fut monté au ciel, les disciples retournèrent à Jérusalem avec la Vierge Marie et attendirent ensemble dans la prière la promesse du Père – l’Esprit Saint. Aussi, cette neuvaine est dite dans toute l’Eglise du jeudi de l’Ascension jusqu’au samedi, vigile de la Pentecôte. Je pense qu’il est temps de se tourner d’une manière toute spéciale vers Celui qui est l’Esprit de Dieu, qui inspire tout ce qui est vivant, grâce à qui nous sommes en vie. Préparons la fête de la Pentecôte cette année avec une prière particulière pour nos communautés en priant chaque jour :

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs,
et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, Père des pauvres, viens, dispensateur des dons,

viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos; dans la fièvre, la fraîcheur; dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient, donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen.

Le Christ bénit

Ascension : Bénédiction du Christ
Bénir est un acte essentiel de la vie religieuse.

L’homme, de nature religieuse, a toujours cherché la bénédiction pour lui ou pour les autres. La Révélation à Abraham jusqu’à son accomplissement dans le Christ est une bénédiction. « Je te bénirai », dit Dieu à Abraham (Gn 12,2). Et Paul, contemplant l’accomplissement dans le Christ, « loue Dieu qui nous a bénis par toutes sortes des bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ » (Ep 1,3). Dieu bénit l’homme ! Voilà l’essentiel.

Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un œil sur la finale de l’Évangile de Luc. Il nous a rapporté que Jésus emmène les onze Apôtres « jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit » (Luc 24,50). L’évangéliste insiste en continuant ainsi : « Or, comme il les bénissait, il se sépara d’eux et fut emporté au ciel » (24,51). Cette finale de l’Evangile montre assez combien la bénédiction est un geste essentiel : Jésus, le « Fils du Très- Haut » et « le Christ de Dieu », bénit. Nous remarquons qu’il le fait « en levant les mains ». Il prie à la manière du prêtre. Jésus est le Grand Prêtre, c’est pourquoi il bénit. Tout le récit de Luc conduit peu à peu son lecteur à ce moment capital pour la foi : Le Christ est au milieu des hommes le Grand Prêtre qui bénit.

L’homme, de nature religieuse, a donc besoin d’être béni. Si Luc rédige son Evangile pour aboutir à ce moment suprême de la bénédiction, c’est qu’il veut nous faire comprendre que l’homme ne peut vivre sans se mettre sous la bénédiction de Dieu. Luc s’attache à faire mémoire d’Abraham dont Dieu se souvient. Certainement, il sait que Dieu a béni Abraham et sa descendance et que cette bénédiction s’accomplit en plénitude en Jésus. Cette finale de son Evangile atteste vraiment que l’homme n’est homme qu’en étant sous la bénédiction divine.

L’Eglise le sait, elle qui a inclus dans sa liturgie eucharistique le rite de la bénédiction. D’ailleurs, dans la finale de son Evangile, Luc précise que Jésus bénit quand il est « séparé » de ses disciples et est « emporté au ciel ». Il se sépare donc du monde et est emporté au ciel. Jésus rejoint la sphère de la Divinité. Il est véritablement Dieu qui nous bénit. L’Eglise a recueilli ce témoignage de Luc, pour l’inscrire dans sa vie ordinaire en plaçant la bénédiction au terme de la liturgie eucharistique.

Mgr Pierre d’Ornellas,
archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo

La conversion du cœur passe par le renoncement

Le Pape François a présidé la messe de Caritas Internationalis en la basilique saint Pierre, jeudi 23 mai 2019, à l’occasion de la tenue de la 21ème assemblée générale de cette organisation au Vatican.

Humilité de l’écoute,

Charisme de l’ensemble

Courage du renoncement.

pour une Église en chemin, lui permettant d’éviter «la tentation  de l’efficacité à tous prix, de penser que l’Église va bien si elle a tout sous contrôle, si elle vit sans accroc, avec un agenda toujours en ordre», «Aux siens, Jésus n’envoie pas une réponse du ciel, il envoie plutôt l’Esprit Saint. Et l’Esprit ne vient pas en amenant l’ordre du jour, il vient comme le feu». «Jésus ne veut pas que l’Église soit un modèle parfait, qui se complaise dans son organisation et qui soit capable de défendre sa bonne réputation. Jésus n’a pas vécu ainsi, mais en chemin, sans craindre les chocs de la vie. L’Evangile est notre programme de vie. Il nous enseigne que les questions ne sont pas traitées avec une recette toute faite et que la foi n’est pas une feuille de route, mais un chemin», a ainsi résumé le Saint-Père.  

Le courage du renoncement

Le Pape qui a détaillé ces trois éléments caractéristiques d’une Église en chemin, à commencer par la fin, le courage du renoncement et «sa beauté».«Dieu purifie, simplifie, nous fait souvent grandir en enlevant, et non en ajoutant, comme nous le ferions», a énoncé François, pour qui la vraie foi «purifie» des attachements quelconques.   De ce fait, «pour suivre le Seigneur il faut marcher vite et pour marcher vite il faut s’alléger même si cela nous coûte», en a-t-il déduit, insistant sur le fait «qu’en tant qu’Église, nous ne sommes pas appelés à des compromis corporatifs, mais à des sauts évangéliques».

Sortir de soi même pour se convertir

Et en nous purifiant, en nous réformant, nous devons aussi éviter de prétendre changer quelque chose pour qu’en réalité rien ne change. «C’est le cas, par exemple, lorsque, pour essayer de suivre l’air du temps, on maquille un peu les choses, mais c’est juste du maquillage pour paraître jeune», a estimé l’évêque de Rome. Or, le Seigneur ne veut pas «d’ajustements cosmétiques», mais «la conversion du cœur, qui passe par le renoncement. Sortir de soi-même est la réforme fondamentale». À l’instar des premiers chrétiens, parvenus au courage du renoncement, le Pape François a exhorté à partir ensuite de l’humilité de l’écoute. «Comme eux, qui ont pratiqué le désintéressement de soi : nous voyons que chacun laisse parler l’autre et qu’il est prêt à changer ses convictions. Et plus l’intérêt pour les autres augmente, plus le désintéressement de soi augmente aussi. On s’humilie en suivant le chemin de l’écoute, qui nous empêche de vouloir nous affirmer, de réaliser résolument nos propres idées, de chercher le consensus par tous les moyens», a-t-il relevé face aux membres de la Caritas, confédération de 160 Caritas dans le monde.

L’humilité naît de l’écoute

Ainsi, l’humilité naît quand, au lieu de parler, on écoute; quand on cesse d’être au centre. Puis elle grandit par des humiliations, a complété le Souverain pontife argentin. «C’est précisément sur ce chemin de charité que l’Esprit descend et oriente». Pour ceux qui veulent suivre les chemins de la charité, l’humilité et l’écoute, signifier tendre l’oreille vers les petits, a-t-il ensuite ajouté, avant de préciser: «Dans le monde, ceux qui ont plus de moyens parlent plus, mais cela ne peut pas être le cas parmi nous, parce que Dieu aime se révéler à travers les petits et les derniers. Et il demande à chacun de nous de ne regarder personne de haut».

Le charisme de l’ensemble

De l’humilité de l’écoute au courage du renoncement, tout passe enfin par le charisme de l’ensemble, selon le triptyque énoncé par François. Le charisme de l’ensemble signifie lui que l’unité l’emporte toujours sur les différences.«Pour chacun, la première place n’est pas donnée à ses propres préférences et stratégies, mais à être et à se sentir l’Église de Jésus, réunie autour de Pierre, dans une charité qui ne crée pas d’uniformité, mais la communion», a affirmé le Souverain pontife.   «Personne ne savait tout, personne n’avait l’ensemble des charismes, mais chacun tenait au charisme de l’ensemble». Selon le Pape, quand, nous nous retenons de donner, quand nos intérêts à défendre passent en premier, nous n’imitons pas le «comme» de Dieu, nous ne sommes pas une Église libre et libératrice. Et pourtant, Jésus nous demande de rester en Lui, «pas dans nos idées»; «de sortir de la prétention de contrôler et de gérer». Et le Pape d’enjoindre à demander au Seigneur, «de nous libérer de l’efficacité, de la mondanité, de la tentation subtile de rendre un culte nous-mêmes et à notre habileté».

Vincent Lambert (5)

« Il y a beaucoup de violences autour de Vincent Lambert »

Par Baudoin de Beauvais, le 21/5/2019 à 09h56 Baudoin de Beauvais est aumônier d’hôpital au Centre de Meulan/Les Mureaux.

Il y a beaucoup de violences autour de Vincent Lambert. Or autour d’un malade, de tout malade, mais surtout d’une personne dans une telle fragilité de vie, il faut de l’humanité et de l’humilité. Elles sont certainement présentes chez certains dans sa famille et chez les soignants qui l’entourent depuis une dizaine d’années.

Toutes les positions sont instrumentalisées

Il y a la violence familiale : la famille est en effet déchirée entre, d’un côté les parents
du patient qui s’opposent à l’arrêt des soins et, de l’autre, son épouse et des frères et sœurs qui dénoncent un acharnement thérapeutique. Comme le souligne la théologienne Véronique Margron : « il n’y a plus de bonne décision ». Elle déplore : « la façon dont
les proches n’ont pas pu ou voulu se mettre d’accord et leur choix de se saisir de l’opinion pour construire deux camps ».

Nous ne sommes plus dans un débat serein sur des questions éthiques. Toutes les positions, tous les arguments, y compris religieux, sont instrumentalisés par cette violence intrafamiliale et deviennent idéologiques. Un questionnement plutôt que des affirmations serait bienvenue, à commencer chez les catholiques.

L’importance des directives anticipées

Il y a la violence de ceux et celles qui savent pour les autres, à commencer pour Vincent Lambert, mais aussi pour son épouse. Quelle violence ! Certes il ne peut plus s’exprimer. C’est l’occasion de rappeler l’importance des directives anticipées. Lors d’une réunion avec des soignants à l’hôpital sur ce sujet, quelqu’un a mis en doute la possibilité pour chacun d’anticiper sa fin de vie. C’est vrai que c’est une chose de parler ou d’écrire quand on est en bonne santé, et c’est autre chose de savoir ce qu’on veut quand on sera dans un lit entouré de tuyaux !!! Cependant, c’est vrai aussi que ma façon de prendre ma vie en main, mes choix éthiques, ma conception de la vie et de la mort, peuvent légitimer une pensée pour le jour où je serai en fin de vie, peut-être sans la possibilité de m’exprimer.

Autour de Vincent Lambert, deux conceptions s’affrontent

Dans le débat que suscite Vincent Lambert, avant d’affirmer la loi ou des impératifs, posons-nous la question : moi demain, évêque, prêtre, laïc, croyant ou non croyant, je suis dans l’état de Vincent Lambert, qu’est ce que je souhaite ? Est-ce que pour moi une vie végétative, nourrie et hydratée artificiellement, avec un encéphalogramme plat, entretenue par une machine, est une vie ? Il est bon de répondre à cette question pour moi-même, de l’écrire, afin d’éviter ces déchirements familiaux qui polluent tout discernement et afin de ne pas faire aux autres ce qu’on ne voudrait pas qu’on nous fasse. Est-ce faute contre la vie que de penser et décider de ne pas être prolongé artificiellement par quelque machine que ce soit ? Deux expertises médicales différentes ont diagnostiqué la conscience minimale de Vincent sans espoir d’amélioration et le caractère irréversible des lésions cérébrales.

Vincent Lambert entre-t-il dans le champ de la loi Leonetti ?

Sur le plan médical, la loi permet dans notre pays, d’arrêter sans souffrances supplémentaires les traitements actifs et l’alimentation dans de tels cas, permettant à la mort de s’installer naturellement. Il ne s’agit pas dans ce cas d’euthanasie. Et on peut être grand défenseur de la vie la plus fragile, de la conception dans le ventre de la maman jusqu’à la mort, sans être dans l’idéologie d’un acharnement artificiel.

Les plus fragiles payent le prix fort

Soyons d’autant plus humains que les progrès technologiques nous mettent devant des choix plus difficiles qu’il y a seulement quelques dizaines d’années. Les avancées technologiques, les progrès de la médecine, le règne de l’efficacité à tout prix, nous font courir le risque d’une déshumanisation. Et les plus fragiles, les personnes âgées, handicapées, malades ou migrantes, en payent le prix fort.

Vivre toujours mieux mes relations

Le croyant que je suis, essaye de mettre sa vie dans la main de Dieu et non d’obéir à une quelconque idéologie y compris religieuse. La question qui m’habite n’est pas de vivre coûte que coûte, mais de vivre toujours mieux mes relations. Plus la fin approche, plus je suis éveillé sur la qualité de mes relations. Récemment, un homme en fin de vie refusait certains calmants pour rester conscient et dans la relation avec ses proches ! Que dire quand l’acharnement du prolongement oublie, abîme, détruit les relations du cœur, cela seul qui fait que la vie est sacrée et digne d’être vécue ? En tous les cas, ne jugeons pas. Ne nous substituons pas aux consciences. Mais parlons entre nous, sereinement, pour nous aider sans oublier l’éclairage de l’Évangile du Christ.

Baudoin de Beauvais