SEIGNEUR, JE T'AIME.

Seigneur, je t’aime

Il m’arrive souvent, Seigneur,
de penser que je suis trop occupé pour prier.
Mes journées sont tellement remplies !
Pourtant Seigneur, tu ne dois pas exiger
que je sois si occupé que cela !…

Parfois Seigneur, je trouve que les épreuves
rencontrées sont très lourdes à porter.
Je me dis pourquoi moi ?
Mais n’oublie pas: Seigneur je t’aime.

Est-ce possible que le temps me manque
pour penser à toi ?
Seigneur, n’es-tu pas mon soutien,
ma force et mon courage ?
Je veux m’habituer, Seigneur,
à te parler comme à un ami,
à te confier mes joies et mes peines.
Voilà pourquoi, du fond de mon cœur,
je veux te dire: Seigneur je t’aime.

Quand je serai fatigué,
aide-moi à dire quand même :
Seigneur je t’aime.

Quand j’éprouverai de la difficulté
à pardonner,
je n’aurai qu’à penser de te répéter :
Seigneur je t’aime.

Quand il fera sombre en moi,
quand je ne saurai pas où tu es,
alors je t’appellerai en te disant :
Seigneur je t’aime.

Mon devoir d’état sera plus doux
et mon travail deviendra une prière
qui te dira pour moi : Seigneur je t’aime.

Quelle épreuve pourra m’ébranler,
quelle souffrance pourra me troubler,
si je puis toujours, te redire
Seigneur je t’aime ?…

Pour les joies que tu me donnes,
pour les grâces dont tu me combles,
mon merci le voici : Seigneur je t’aime.

Et simplement pour te plaire,
sans autre raison que cela,
accepte que souvent je te dise :
Seigneur je t’aime.

Et quand, au soir de ma vie, tu m’inviteras chez toi,
je voudrais bien, avant de partir,
te dire une dernière fois ici-bas :
Seigneur je t’aime.

Et quand tu m’accueilleras pour me juger,
sois indulgent, car tu le sais,
je t’ai dit, tant et tant de fois :
SEIGNEUR, JE T’AIME.

Une année s’achève

Une autre année s’achève, Dieu soit loué, toujours et à jamais.

Seigneur, j’ai vieilli d’un an, les autres aussi.

Au cours de cette année, j’ai connu des déceptions, des heures de solitude, de découragement, un peu de maladie, de souffrance.

Mais dans l’ensemble, j’ai reçu plus que je n’ai perdu. Sois loué et béni.

J’ai vu des gens heureux, j’ai vu des couples rajeunir leur amour, j’ai vu des familles très unies, j’ai vu des vieux épanouis, j’ai vu des jeunes confiants dans l’avenir…

J’ai vécu dans un beau pays, j’ai vu quatre belles saisons, j’ai rencontré des chrétiens heureux, j’ai écouté des gens parler du Seigneur, j’ai vu des jeunes revenir à la messe, j’ai mangé trois fois par jour, j’ai entendu des conversations sur le sens de la vie.

J’ai vu des gens partager la Parole du Seigneur, j’ai toujours dormi au chaud, j’ai été soigné gratuitement, j’ai ouvert ma main pour partager, j’ai prié le dimanche avec mes frères et sœurs, j’ai vu l’Église à l’œuvre, J’ai connu de belles heures de fraternité, d’harmonie, des amis m’ont aimé et je les ai aimés, et toi, Seigneur, ton amour m’a comblé tout le cours de l’année.


Aujourd’hui, avant de tourner la page, je te dis un merci particulier pour les pardons que j’ai reçus, pour les joies que j’ai goûtées et je ne t’en veux pas pour les ombres au tableau.

Pardonne-moi le mal que j’ai fait et garde-moi dans la générosité afin que je donne, sans attendre d’autre récompense que celle de faire ta joie.

Evariste Leblanc, Pauvre et petit devant Dieu, Éditions du Levain

RAISONS D'ESPÉRER

Je sais que tu as mille et une raisons de désespérer
mais je voudrais te crier :
qu’il y a aussi mille et une raisons d’espérer.

Ne laisse pas gagner ton cœur
par les marées noires des mauvaises nouvelles.
Pour changer le monde,
il faut d’abord changer ton regard.

Regarde et accueille chaque jour autour de toi,
au creux du quotidien,
ces mille et une fleurs d’espérance
celles qui poussent au milieu
des tours grises de béton,
des plus monotones lieux de transport ou de travail
de la plus froide chambre d’hôpital,
de la plus humble décision personnelle ou collective
pour plus de justice et de solidarité…

Regarde et vois tous ces hommes et toutes ces femmes,
qui ne font pas la Une des journaux,
mais qui inventent, jour après jour,
de nouvelles manières de vivre, de partager, d’espérer.

Ils manifestent
que le Royaume de Dieu
est à la portée de la main.

Regarde et vois tous ces hommes et toutes ces femmes,
Qui, au lieu de crier que Dieu est aveugle ou manchot,
Lui prêtent leurs yeux et leurs mains ;
Au lieu de crier que Dieu est muet,
Lui prêtent leurs voix.

Regarde et entends, car le monde actuel
a besoin de retrouver ce regard du cœur,
et de cueillir ces fleurs de l’Espérance
pour mieux respirer et pour mieux vivre

©MICHEL HUBAUD et STAN ROUGIER

Jésus, Marie et Joseph

en vous nous contemplons
la splendeur de l’amour véritable,
à vous nous nous adressons avec confiance.

Sainte Famille de Nazareth,
fais aussi de nos familles
des lieux de communion et des cénacles de prière,
des écoles authentiques de l’Évangile
et des petites Églises domestiques.

Sainte Famille de Nazareth,
que jamais plus dans les familles on fasse l’expérience
de la violence, de la fermeture et de la division :
que quiconque a été blessé ou scandalisé
connaisse rapidement consolation et guérison.

Jésus, Marie et Joseph
écoutez-nous, exaucez notre prière.

Pape François  

La famille à l’école du service de la Table

En cette période de fête, je vous invite à prendre conscience d’un meuble qui semble anodin et pourtant essentiel, porteur de toute la vie familiale, la table.

Une table autour de laquelle la famille se retrouve ou ne se retrouve pas. Une table riche ou marquée par le manque. Une table réunissant parfois plusieurs générations. Une table qui rythme le quotidien, qui nous réunit les jours de fête. Une table autour de laquelle le couple partage une parole amoureuse, parfois conflictuelle. L’enfant y apprend à découvrir le vivre ensemble par le partage de la nourriture et de la parole. Il s’y trouve la joie, la tristesse ou le refus de s’y retrouver, des humeurs profondes, des relations familiales harmonieuses ou blessées. Si anodin, ce meuble se révèle d’une symbolique étonnante, pensez simplement aux expressions « mettre sur la table » ou « les dessous de table ».

La table est un lieu qui engage.

Dans le service, les mamans sont souvent celles qui veillent aux achats, aux menus, aux préparatifs de repas équilibré, mais au-delà de cela prenons conscience du ou des services que chacun peut rendre autour de cette table.

Dans le partage, ce temps de repas nous apprend à reconnaître l’autre comme un frère avec qui je suis appelé à échanger. Au-delà de la bonne éducation, c’est apprendre à laisser la place, la préséance à l’autre, combattre mes volontés de puissance, de domination, de possession, parce que je me nourris autant des mets que de sa parole, sa présence.

Dans la reconnaissance, les parents savent rappeler l’importance d’un merci à l’enfant, l’hôte sait dire sa joie d’être invité. Au-delà de ce qui peut apparaître parfois comme trop conventionnel, c’est apprendre l’expression d’une action de grâce devant Dieu et les hommes pour tous les bienfaits reçus.

La table, en cette fête de la Sainte Famille, nous appelle à prendre conscience du service, du soin qu’il nous faut porter les uns vis-à-vis des autres. Pour faire écho à St Paul, rendons-nous à table avec un vêtement de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience, avec un cœur habité par le désir joyeux de nous édifier les uns les autres, en nous supportant, en nous pardonnant, en nous instruisant avec sagesse.

Bon appétit.

Père Benoît Bourgoin +

92bis Bd du Montparnasse 75014 Paris 06 60 66 96 20

NB : lire « Tu as dressé devant moi une table » de Gilles Rebêche

Marie

Voici la demeure de Dieu parmi les hommes,
Marie, terre admirable, terre de la promesse,
Mère de l´Emmanuel.

1 – L´ange du Seigneur fut envoyé à Marie,
Et la Vierge fut éblouie par la lumière.
Ecoute, Marie, Vierge du Christ :
Tu concevras et tu enfanteras un fils,
Tu es le paradis nouveau et la terre promise
En toi le soleil a établi sa demeure.

2 – Le Seigneur t´a regardée dans son amour,
Reçois la parole que par l´ange il t´envoie ;
Il vient vers nous, le Dieu véritable,
Il revêt dans ton sein la chair du premier Adam,
Engendré par le Père et né dans le temps,
Dieu et homme, lumière et vie, le créateur du monde.

3 – Voici la mère de mon Sauveur qui vient à moi :
Bienheureuse es-tu, toi qui as cru,
Et béni le fruit de tes entrailles,
Ce qui est engendré en toi vient de l´Esprit-Saint
Dès que ta salutation a retenti à mes oreilles,
L´enfant a tressailli d´allégresse en mon sein.

4 – Réjouissez-vous avec moi, bien-aimés du Seigneur ;
Mon cœur est devenu le temple de Dieu,
Il s´est penché sur son humble servante,
Il a fait de mon sein la porte du ciel,
En moi il a pris chair, le Fils unique du Père,
Jésus, le plus beau des enfants des hommes.

5 – Gloire au Père qui a choisi Marie,
Pour être la mère de son fils bien-aimé,
Gloire au Fils venu vers nous dans sa grande pitié ;
Il nous a visités dans la faiblesse de la chair,
Et nous chantons l´Esprit, vivifiant et saint,
Qui a inondé Marie de sa lumière.

O Jésus, vrai Dieu et vrai homme,

je t’adore au moment de ton entrée dans notre monde.

Dès le premier instant de ta vie,
tu rends à ton Père son regard plein d’amour
et tu nous invites à faire de même.
Avec toi, je veux Le louer pour son amour.

Dès cet instant tu aimes Marie,
tu la combles de grâces, de lumière et de sainteté.
Elle te répond avec toute la force
de son amour de maman.
Marie, s’il te plaît, fais-moi communier
au même amour que tu portes à ton Fils.

Ô Jésus, tu m’aimes depuis toujours,
tu veux vivre pour moi
et même avoir une place dans ma vie.
Tu as un grand désir de m’unir à toi.
Merci pour ce projet d’amour.
Pardonne-moi mes résistances à t’accueillir,
donne-moi grâce et force, pour te laisser vivre en moi.

Prière de saint Jean-Eudes