Vous commencerez par le respect ..

  • … Car vous commencerez par le respect. Vous ne direz pas : la vieille, qui brûle un cierge et marmonne, est une superstitieuse. Ou: cet homme amoureux d’un enfant n’est qu’un pédéraste. Ou : ce révolutionnaire aigri est un aigri. Ou: cette femme acariâtre et dévoreuse de ses enfants est une malade. Vous ne direz rien de tel. Vous ne mettrez pas votre propre frère et semblable dans une prison.TU NE TUERAS PAS. 
  • Vous commencerez par le respect. Vous ne direz pas : Dieu est ceci et cela, Il existe ou Il n’existe pas (c’est-à-dire il est comme je l’imagine ou comme je ne l’imagine pas). Vous ne me ferez pas dire ce qui vous convient. Vous ne tirerez pas à vous ce qui, de moi, parvient très lointainement à vos oreilles, pour en faire justification de vos crimes.
    TU NE FERAS PAS D’IMAGE DE MOI.
  • Vous saurez que vérité comme justice ne sont pas vôtres et que rien ne me fait tant horreur que le fanatisme, l’odieuse confiscation des biens sans prix. Vous n’aurez en vénération ni l’argent, ni la violence, ni les pouvoirs, ni vos plaisirs, ni quelque seigneur ou maître, ni vous-mêmes. Vous serez libres.
    TU N’AURAS D’AUTRES DIEUX QUE MOI SEUL.
  • Vous commencerez par le respect. Vous quitterez père et mère, afin de mener votre propre vie, sous mon soleil. Vous ne remplacerez pas votre père ou votre mère par quelqu’un d’autre, pas même et surtout pas, sous le prétexte de mieux me servir. Vous les quitterez, vous irez assez loin pour les reconnaître tels qu’ils sont, pour les reconnaître homme et femme, bien semblables à ce que vous êtes, et pour leur donner gratitude de vous avoir donné la vie. Car même s’ils ne vous ont rien donné de plus, et même s’ils ne vous pas voulu et désiré, – ou s’ils vous ont transmis leur mal et leur misère -, ils vous ont donné la vie, quelque chose de ce qui les dépasse et vient de moi est passé par eux, et vous êtes nés, vous qui, sans eux, ne seriez pas.
    TU HONORERAS TON PERE ET TA MERE.
  • Vous commencerez par le respect. Vous ne prendrez pas à l’autre ce qui est son bien, ce qui fait partie de sa propre vie, ce qui le fait vivre, ce qui le soutient dans son existence. Vous ne lui prendrez pas son travail, vous ne lui prendrez pas sa maison, vous ne lui prendrez pas ceux qu’il aime : sa femme, ses enfants, ses frères, ses amis. Vous ne lui prendrez pas ses certitudes, son espoir, son désir, l’oeuvre où il met son esprit, son coeur et ses mains. Vous ne lui arracherez par force rien de ce qui le tient en vie.
    TU NE PRENDRAS PAS LE BIEN D’AUTRUI.
  • Vous commencerez par le respect. Vous ne traiterez personne de lâche, vaurien, voyou, vous ne traiterez personne de bourgeois, de nègre, de raton, de moricaud, de flic, de bolchevik, – sachant d’ailleurs que ce qui dans votre bouche est injure peut être pour lui dignité -. De qui que ce soit vous ne ferez le simple objet de votre plaisir. Vous ne souillerez pas la parole humaine, où je suis, vous ne souillerez pas votre parole par le déni de justice, l’invitation trompeuse, le mépris insultant, l’entortillement de la vérité, le chantage ou quoi que ce soit qui induise autrui à l’erreur et au malheur. Si vous parlez mal de moi, je ne vous en tiendrai pas rigueur, car vous ne sauriez, de moi, parler bien: je saurai entendre vos cris, vos imprécations, vos murmures, et même je saurai comprendre que, ne me connaissant pas, ou conduits malheureusement à me voir tout autre que je suis, vous veniez jusqu’à me maudire, ou à vous désintéresser de moi. Mais je ne vous pardonnerai jamais, si vous vous obstinez, d’écraser ce qui témoigne de moi là où vous êtes, le respect de la vérité, le respect de la vie, et, signe entre les signes, le respect de celui qui vous est semblable et face à face, l’autre homme.
    TU NE BLASPHEMERAS PAS, TU NE FERAS PAS DE FAUX SERMENT. 
  • Vous ne vivrez pas seulement pour le travail, ou pour l’argent, ou pour vos jeux, ou pour accroître votre pouvoir, ou pour vous assurer l’établissement et le profit des vôtres. Vous commencerez par réserver dans vos vies la place du grand repos où vous serez disponibles à ce qui vient, attentifs à ce qui est sans prix. vous réserverez soigneusement la place où je suis.
    AINSI DEVRAS-TU RESPECTER MON JOUR.
  • Vous commencerez par le respect. Alors vous sera donné d’entrer dans ce chemin de l’impossible, où vous souffrirez peut-être, et où nul ne vous ravira votre joie. Telle est la porte de mon bonheur.

  • Maurice BELLET (Le lieu du combat, Desclée 1976)

Notre Dame de Lourdes

 » Marie est celle qui sait transformer une Grotte pour animaux en maison de Jésus, avec des pauvres langes et une montagne de tendresse.Elle est l’amie toujours attentive pour que le vin ne manque pas dans notre vie.Elle est celle dont le coeur est transpercé par la lance, qui comprend toutes les peines.Comme Mère de tous, elle est signe d’Espérance pour le peuple qui souffre, les douleurs de l’enfantement jusqu’à ce que naisse la justice.Elle est la missionnaire qui se fait proche de nous pour nous accompagner dans la vie, ouvrant nos coeurs à la foi avec affection maternelle ».Pape François, Evangelii Gaudium n°286

Les repas paroissiaux de Ste Magdeleine

Chacun apporte quelque chose à partager, plat, boisson, ou bonne humeur, afin de passer un moment convivial ensemble. Le prochain repas partagé aura lieu ce dimanche 2 février après la messe de 10h30 (à la crypte).

Venez nombreux fêter la chandeleur !

Retenez également les repas partagés suivants : dimanche 29 mars et dimanche 21 juin.

Contact : Elodie Valton – elodie.kt@live.fr

Faire avec calme ce qu’on peut

 

Il me semble que vous devriez vous résoudre à faire avec calme ce que vous pouvez. Ne soyez pas inquiets de tout, mais abandonnez à la divine Providence ce que vous ne pouvez accomplir par vous-même. Sont agréables à Dieu notre soin et notre sollicitude raisonnables pour mener à bien les affaires dont nous devons nous occuper par devoir. L’anxiété et l’inquiétude de l’esprit ne plaisent point à Dieu. Le Seigneur veut que nos limites et nos faiblesses prennent appui en sa force et en sa toute-puissance ; il veut nous voir croire que sa bonté peut suppléer à l’imperfection de nos moyens. Ceux qui se chargent d’affaires nombreuses, même avec une intention droite, doivent se résoudre à faire simplement ce qui est en leur pouvoir, sans s’affliger s’ils ne parviennent pas à tout réaliser comme ils le voudraient. A condition toutefois qu’ils aient accompli tout ce que la nature humaine peut et doit faire selon les indications de la conscience. Si on doit laisser de côté certaines choses, il faut s’armer de patience, et ne pas penser que Dieu attend de nous ce que nous ne pouvons pas faire : Il ne veut pas davantage que l’homme s’afflige de ses limites. Pourvu que l’on donne satisfaction à Dieu,- ce qui est plus important que de donner satisfaction aux hommes – il n’est pas nécessaire de se fatiguer outre mesure. Bien plus, lorsqu’on s’est efforcé d’agir de son mieux, on peut abandonner tout le reste à celui qui a le pouvoir d’accomplir tout ce qu’il veut. 

Plaise à la divine Bonté de nous communiquer toujours la lumière de la Sagesse, pour que nous puissions voir clairement et accomplir fermement son bon plaisir, en nous et dans les autres… pour que nous acceptions de sa main ce qu’il nous envoie, en faisant cas de ce qui a le plus d’importance : la patience, l’humilité, l’obéissance et la charité… Que Jésus Christ soit seulement en nos âmes avec ses dons spirituels ! Amen.

Ignace de Loyola